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Choisir un itinéraire Chine–Italie : comment organiser le passage des Alpes ?

Publié le 7 novembre 2026 · Sino-Euro Railway

Publié le : 2026-11-07

Lorsqu’une marchandise chinoise transite par une plateforme européenne avant de rejoindre l’Italie, le plan de transport doit se prolonger vers le sud. Le port ou terminal ferroviaire d’arrivée ne détermine que la première partie du parcours. Le corridor emprunté ensuite et l’articulation avec le rail ou le camion influent directement sur les modalités de livraison finale.

Des conteneurs sur des wagons de marchandises sous un ciel bleu.
Photographie d’illustration — Robert So / Pexels.

Le 4 novembre, Unioncamere, l’Union italienne des chambres de commerce, a présenté une étude à la Chambre des députés. Réalisée par son organisme affilié Uniontrasporti, elle porte sur la résilience des corridors de transport transalpins. Selon le communiqué, environ 200 millions de tonnes de marchandises empruntent chaque année ces corridors routiers et ferroviaires. L’étude estime que les pertes économiques liées à des interruptions ou à des restrictions de passage pourraient atteindre 1,5 milliard d’euros par an. Communiqué officiel d’Unioncamere

Ce montant est une estimation de l’impact des risques réalisée dans l’étude, et non une perte déjà subie cette semaine. Il ne signifie pas non plus que l’ensemble des corridors alpins est actuellement bloqué. La question pratique est la suivante : lorsqu’un itinéraire subit des restrictions, existe-t-il une solution d’acheminement de substitution préalablement validée ?

Comparer le point d’entrée en Europe avec le lieu de livraison en Italie

Pour les marchandises à destination de l’Italie, les différents axes d’entrée peuvent être réunis dans un même tableau comparatif. Un transit par les ports d’Europe du Nord, une correspondance via les plateformes ferroviaires d’Europe centrale ou une arrivée maritime dans un port italien impliquent des distances terrestres et des opérations de transfert différentes.

Il s’agit ici de comparer des méthodes de choix d’itinéraire, et non de recommander un service dont les départs seraient déjà confirmés. Pour un acheminement depuis le nord ou le centre de l’Europe vers l’Italie, il faut identifier le corridor transalpin prévu. Pour une entrée par un port italien, la comparaison doit intégrer la ville de livraison, les opérations portuaires et la distribution intérieure. La distance sur une carte ne remplace pas les traversées maritimes, les départs ferroviaires et les opérations de manutention réellement prévus.

Pour une marchandise transportée par train Chine–Europe, communiquer l’adresse de livraison italienne dès la demande de prix facilite la comparaison de solutions complètes. Un tarif limité à l’arrivée dans un terminal européen peut masquer les différences d’acheminement ultérieur, de transfert et de conditions de livraison locales. La comparaison doit aboutir au même lieu de livraison et répondre aux mêmes exigences de livraison.

Un itinéraire de secours doit pouvoir prendre en charge la marchandise

Selon le compte rendu de TrasportoEuropa, l’étude a examiné 11 corridors majeurs et simulé quatre types de scénarios de crise. Elle recommande notamment d’identifier et de valider à l’avance les itinéraires de substitution et de renforcer la coordination transfrontalière. Compte rendu de l’étude par TrasportoEuropa

Des chariots élévateurs manutentionnent des palettes près d’une semi-remorque.
Photographie d’illustration — Caleb Oquendo / Pexels.

Pour le chargeur, un itinéraire de substitution ne peut pas rester un simple tracé sur une carte. Remplacer la continuation ferroviaire par la route dépend des possibilités de retrait du conteneur ou de transbordement au terminal, ainsi que de l’accord du transporteur. La solution de remplacement doit aussi respecter les exigences de livraison. Un autre itinéraire ferroviaire nécessite lui aussi des départs effectifs et la confirmation du transporteur.

Il faut également convenir à l’avance de la personne habilitée à confirmer un changement d’itinéraire. Avant l’expédition, les parties doivent définir clairement comment calculer les frais supplémentaires en cas de restriction d’un corridor et à quel moment prévenir le destinataire. Si une adaptation devient nécessaire, elles pourront ainsi décider sur la base du même plan.

Pour le prochain mois, raisonner par corridor plutôt qu’ajouter des jours à tous les envois vers l’Italie

Cette étude ne fournit aucune prévision de retard pour une liaison particulière entre la Chine et l’Italie au cours du prochain mois. Rien ne justifie donc d’ajouter uniformément un nombre de jours de transport à tous les envois à destination de l’Italie. Une démarche plus utile consiste à déterminer d’abord la date de passage prévue, puis à vérifier les travaux, restrictions de circulation et avis d’exploitation du corridor retenu.

Pour les commandes assorties d’une échéance précise, les modalités d’acheminement normales et de secours peuvent être comparées séparément. Pour les commandes dont la fenêtre de livraison est plus souple, les coûts d’attente, de changement d’itinéraire et de manutention supplémentaire peuvent être intégrés à une même comparaison. Le choix éventuel d’un autre point d’entrée en Europe doit découler du plan complet, et non du seul coût du tronçon international principal.

Le choix d’itinéraire vers l’Italie doit partir du lieu de livraison et remonter le parcours. Il faut d’abord définir où la marchandise doit être remise et à quelle date, puis choisir le corridor d’acheminement européen et le point d’entrée. Les solutions maritimes ou ferroviaires Chine–Europe ainsi comparées correspondront réellement aux besoins de la commande.

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